Avant que ne débutent les jeux olympiques de Pékin (dire J.O pour être moderne...), Télé Sarkozy (TF1, France 2, France 3, et toutes les autres) nous expliquait que bon, en Chine, les droits de l'homme, bien sur, mais quand même, y avait pire, par exemple sur Neptune, et dans Alpha du Centaure, et que bon, hein !!! Et puis les J.O, c'était une bonne occasion pour l'occident humaniste d'exporter nos valeurs pour le bien du peuple chinois, et blablabla... Comme je suis un incroyable naïf, je me suis collé devant la TV, et j'ai commencé à regarder les aventures de OUI-OUI à Olympie.
Manque de bol, j'avais mal lu le titre. Ce n'était pas OUI-OUI à Olympie, mais OUIN-OUIN à Pékin qu'on nous jouait.
D'abord Laure Manaudou... Elle fond en larme parce qu'elle ne termine que 8ième de sa finale. Et 7ième de la finale du lendemain... Voilà une nana qui est la meilleure nageuse du monde, qui possède un palmares long comme le casier judiciaire de certains hommes politiques, qui a connu de gros ennuis cette année, qui a du changer d'entraineur plusieurs fois en moins d'un an... et qui termine deux fois de suite dans les huit meilleurs mondiaux aux JO. Moi, je dirai volontier BRAVO. Et ben non, elle, elle pleure, elle veut tout arretter parce qu'elle ne gagne pas à chaque fois, gnagnagna... Quand mes mômes me font ce genre de caprice, ils prennent une baffe.
Nos judokates... Une qui termine 4ième (super résultat) et qui se met à pleurer. Une autre qui ramasse la médaille d'argent et... qui se met à pleurer.
Et le relais français en natation, qui manque la médaille d'or pour quelques centièmes... et qui est dégoutté de la vie.
Il faudrait sans doute juste rappeler à tous nos athlètes, que les J.O, c'est du sport. Un jeu. UN JEU !!!
Dans un jeu, il un gagnant (un seul habituellement), et des perdants. Dans un jeu, il y a une part (importante) de talent, mais également une autre part (non négligeable) de chance.
Dans un jeu, celui qui joue a DE LA CHANCE DE JOUER.
Nos athlètes ont sans doute travaillé durement pour arriver à ce niveau de la compétition, mais soyons franc, lorsqu'on participe à ce genre de compétition, c'est "QUE DU BONHEUR". Pendant ce temps, d'autres couillons continuent d'aller bosser à l'usine ou de traire les vaches. Ceux là n'auront ni médaille d'argent, ni médaille de bronze, ni prime olympique, ni la chance de contempler la muraille de Chine. Certains n'ont même pas les moyens de se payer un restaurant chinois.
Alors les larmes et les crises d'enfants gâtés, c'est sans doute un peu indécent. Non ???